lang : en | fr

Citations de Chaplin


La simplicité est une chose difficile à atteindre.

D’une interview avec Richard Meryman, 1966




Le rire est un tonique, un soulagement, un répit qui permet d'atténuer la douleur.

MR. CHAPLIN ANSWERS HIS CRITICS; The Comedian Defends His Ending of ‘The Great Dictator’, un article de Charles Chaplin dans The New York Times, le 27 octobre 1940.




Notre existence est un demi-rêve ... il est difficile de savoir où s'achève le rêve et où commence la réalité.

Extrait de “Histoire de ma vie” : “Il y a des mystiques qui croient que notre existence est un demi-rêve et qu’il est difficile de savoir où s’achève le rêve et où commence la réalité. Il en était ainsi pour moi.”




Nous pensons beaucoup trop et nous ne ressentons pas assez.

Le discours final du film Le Dictateur




Il faut tous nous battre pour un monde nouveau.

Le discours final du film Le Dictateur




Le monde n’est pas composé de héros et de méchants mais d’hommes et de femmes avec toutes les passions que Dieu leur a donné. L’ignorant condamne leurs fautes, le sage les prend en pitié.

Préface du film L’Opinion publique (1923)




Ce qui est essentiel pour un grand acteur c'est qu'il s'aime quand il joue.

Histoire de ma vie, Charles Chaplin




Un vagabond, un gentleman, un poète, un réveur, un type esseulé, toujours épris de romanesque et d'aventure.

De “Histoire de ma vie” :
“Le sécret de la réussite de Mack Sennett, c’était son enthousiasme. Il était un merveilleux public, et il riait de bon coeur devant ce qu’il trouvait drôle. Il se tordit littéralement de rire. Cela m’encouragea et j’entrepris d’expliquer le personnage :
Ce personnage a plusieurs facettes; c’est en même temps un vagabond, un gentleman, un poète, un réveur, un type esseulé, toujours épris de romanesque et d’aventure. Il voudrait vous faire croire qu’il est un savant, un musicien, un duc, un joueur de polo. Mais il ne dédaigne pas ramasser des mégots ni chiper son sucre d’orge à un bébé. Et, bien sûr, si l’occasion s’en présente, il flanquera volontiers un coup de pied dans le derrière d’une dame… mais uniquement s’il est furieux !
Je continuai ainsi pendant une dizaine de minutes, et Sennett n’arrêtait pas de rire.
- Bon, fit il, viens sur le plateau et voyons un peu de quoi tu es capable.




Tout ce qu'il me faut pour faire une comédie, c'est un jardin public, un policeman et une jolie fille.

Dans “Histoire de ma vie” :
« ‘Le public ne fait pas la queue devant la caisse quand votre nom est à l’affiche comme il le fait pour moi.’
‘Peut-être,’ riposta Sennett, ‘mais sans l’appui de notre organisation, tu serais perdu. Regarde ce qui est arrivé à Ford Sterling.’
C’était vrai, car Ford n’avait pas fait une carrière tellement brillante depuis qu’il avait quitté Keystone. Mais je dis a Sennett : ‘Tout ce qu’il me faut pour faire une comédie, c’est un jardin public, un policeman et une jolie fille.’ »




Rencontrer des personnes dans un cadre officiel revient à visiter une maison sans y entrer.

Extrait de “Mon Tour du monde” : “Rencontrer des personnes dans un cadre officiel revient à visiter une maison sans y entrer. Je me souviens de mon rendez-vous à la Maison blanche avec le président Wilson, pendant la troisième campagne des Bons pour la Liberté. Nous étions quatre : Mary Pickford, Marie Dressler, Douglas Fairbanks et moi-même. On nous introduisit dans le fameux Salon vert où nous fûmes invités « à bien vouloir nous assoir ». J’avais écrit un discours pour l’occasion, dans lequel je souhaitais faire part au président des anecdotes flatteuses et amusantes le concernant. Un fonctionnaire entra : « Veuillez vous lever et vous mettre en ligne », s’il vous plaît. Puis le président arriva. « Veuillez tous avancer d’un pas, ajouta le fonctionnaire, qui fit les présentations de façon officielle. Bienveillant, le président considéra que c’était à lui de nous raconter quelque chose alors que nous étions ainsi alignés devant lui. Désireux d’alléger la solennité de l’instant, je me mis à rire avant qu’il n’eût le temps de terminer son propos, ce qui me valut des regards inquiets de la part de mes camarades. Puis vint le moment des silences embarrassants. Marie Dressler prit les choses en main et se mit à son tour à raconter une histoire. N’ayant rien entendu des interventions de l’un et de l’autre, je ne me souviens pas de ce qui fut dit – je me rappelle simplement mes rires polis. Marie se retrouva ensuite à décrire au Président l’esprit formidable et le désir de coopération qui régnaient dans le pays. Une chance se présenta alors à moi d’intervenir et je dis d’une voix étranglée : « En effet… » Mais, inquiet à l’idée de commettre une faute de grammaire, je me trouvais de l’incapacité de poursuivre. Ce fut là ma seule contribution à cette entrevue et je quittai la Maison blanche joyeusement ébahi et fier.




Travailler, c'est vivre, et j'adore vivre.

le 30 juin 1976 à des journalistes. David Robinson inclut cette citation dans son livre “Chaplin: His Life and Art” de




L'âme de l'homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler.

La fin du film Le Dictateur : “Hannah, est-ce que tu m’entends ? Où que tu sois, lève les yeux ! Lève les yeux, Hannah ! Les nuages se dissipent ! Le soleil perce ! Nous émergeons des ténèbres pour trouver la lumière ! Nous pénétrons dans un monde nouveau, un monde meilleur, où les hommes domineront leur cupidité, leur haine et leur brutalité. Lève les yeux, Hannah ! L’âme de l’homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler. Elle vole vers l’arc-en-ciel, vers la lumière de l’espoir. Lève les yeux, Hannah ! Lève les yeux !”




La vie peut être merveilleuse si on n’en a pas peur. Il suffit de courage, d’imagination... et d’un peu de fric"

D’une scène des Feux de la rampe




Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits.

Le discours final du film Le Dictateur




Rien n’est permanent dans ce monde méchant - même pas nos problèmes.

D’une scène de Monsieur Verdoux




Je suis en paix avec Dieu. Mon conflit est avec l'homme.

D’une scène de Monsieur Verdoux




Un meurtre crée un criminel, des millions de meurtres créent un héros. Les nombres sanctifient, mon cher ami.

Avant d’être guillotiné, Henri Verdoux dit ceci à à un journaliste dans Monsieur Verdoux




Je suis un citoyen du monde.

”‘Pourquoi n’êtes-vous pas devenu citoyen américain ?’ demanda une autre voix. ‘Je ne vois aucune raison de changer de nationalité. Je me considère comme un citoyen du monde,’ répondis-je.” - extrait de “Histoire de ma vie” de Charles Chaplin

Le dialogue ci-dessus eut lieu à la conférence de presse suivant la première de Monsieur Verdoux à New York, où des journalistes hostiles se refusèrent à parler du film mais lui posèrent avec insistance des questions sur ses opinions politiques, son patriotisme, ses problèmes d’impôts et son refus d’adopter la nationalité américaine.

Chaplin a également dit : “I consider myself a citizen of the world, an internationalist… I just happen to have been born in London, England. It could have been Burma or China or Timbuktu, I’d still be the way I am. I’d keep my first citizenship because, being an accident of birth, it wouldn’t have any real significance. But wherever I live I’ll conform to the rules, laws and regulations of that country.” - Dans “My Father, Charlie Chaplin” de Charles Chaplin Jr.

Lors d’un discours à Carnegie Hall en 1942 Chaplin déclara, “I’m not a citizen, I don’t need citizenship papers, and I’ve never had patriotism in that sense for any country, but I’m a patriot to humanity as a whole. I’m a citizen of the world. If the Four Freedoms mean anything after this war, we don’t bother about whether we are citizens of one country or another.”

Plus tard, en 1948, Chaplin dit à un interrogateur américain du Service d’immigration et de naturalisation, “I consider myself as much a citizen of America as anybody else and my great love has always been here in this country […] at the same time I don’t feel I am allied to any one particular country. I feel I am a citizen of the world. I feel that when the day comes and we have the barriers down and so forth so the people come and go all around the world and be a part of any country, and I have alwyas felt that about citizenship.”




L’affection des gens me fait mal, mais d’une magnifique douleur.

Extrait de “Mon tour du monde” : “Une foule attend devant l’hôtel, ce qui me touche là encore. L’affection des gens me fait mal, mais d’une magnifique douleur.”




Le temps guérit les blessures, et l'expérience montre que le secret du bonheur se trouve dans le service des autres.

Carton de titre dans L’Opinion publique (1923)