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Citations de Chaplin


"Le dessein de l’art ... est d’intensifier les sensations, les couleurs, les sons."

Extrait de “Mon tour du monde” : “Je préfère penser que le dessein de l’art – si tant est qu’il en ait un – est d’intensifier les sensations, les couleurs, les sons et de donner ainsi à l’artiste un plus large éventail pour exprimer la vie plutôt que de la réduire à sa dimension morale.”




C’est tout ce qui compte dans la vie : la beauté. Quand vous avez trouvé la beauté, vous avez tout.

D’une interview avec Henry Carr, “Chaplin Explains Chaplin”, Motion Picture Magazine, novembre 1925: “J’aime la tragédie ; c’est beau, la tragédie. La seule forme de comédie qui en vaille la peine, c’est celle qui est faite de beauté. C’est tout ce qui compte dans la vie : la beauté. Quand vous avez trouvé la beauté, vous avez tout. Seulement, elle est difficile à trouver.”




Il nous faut bien rire en face de notre impuissance devant les forces de la nature... ou bien devenir fou.

Extrait de “Histoire de ma vie”, en parlant de la conception de La Ruée vers l’or : “Dans la création d’une comédie, c’est paradoxal, mais la tragédie stimule le sens du ridicule ; parce que le ridicule, sans doute, est une attitude de défi : il nous faut bien rire en face de notre impuissance devant les forces de la nature… ou bien devenir fou.”




Chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains. Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l'avons oublié. L'envie a empoisonné l'esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang.

Le discours final du film Le Dictateur




La vie serait merveilleuse si les gens vous laissaient tranquille.

Réplique de Hannah (Paulette Goddard) au barbier (Charles Chaplin) dans Le Dictateur (1940)




Ce monde est impitoyable, et il faut être sans pitié pour y faire face.

D’une scène de Monsieur Verdoux




Je préfère être appelé un escroc réussi qu'un monarque dépourvu.

King Shadov (Charles Chaplin) dans Un roi à New York (1957)




La vie est une belle et magnifique chose, même pour une méduse.

D’une scène des Feux de la rampe




L’imagination n’est rien sans l’action.

Notes manuscrites de Chaplin dans les archives




Ceux qui pensent profondément disent peu dans les conversations ordinaires.

Notes manuscrites de Chaplin dans les archives




Je suis un vieux pécheur. Rien ne me choque.

Dans Les Feux de la rampe (1952): Calvero (Charles Chaplin) pense que Terry (Claire Bloom) a peut-être une maladie vénérienne




Pourquoi voulez-vous un sens ? La vie est désir, pas un sens.

D’une scène des Feux de la rampe




Quelle triste entreprise que d'être drôle !

Les Feux de la rampe (1952): Réplique de Terry (Claire Bloom) à Calvero (Charles Chaplin) quand il parle de sa carrière




Je suppose que c'est l'une des ironies de la vie : faire la mauvaise chose au bon moment.

D’une scène de Monsieur Verdoux




Le désespoir est un narcotique, il nous fait sombrer dans l'indifférence.

Réplique d’Henri Verdoux (Chaplin) dans Monsieur Verdoux (1947)




La beauté est au cœur de toute chose, c’est une exaltation, un hymne à la vie et à la mort, au bien et au mal, à la vilenie et à la pureté, à la joie et à la douleur, à la haine et à l’amour – elle est tout entière incarnée dans ce que nous voyons et entendons. C’est une forme d’empathie, une communion avec l’art ou la nature tels que nous les observons, perçue tout entière par nos sens comme une parfaite harmonie musicale.

Notes manuscrites de Chaplin dans les archives (“Thoughts and Ideas.” June 2, 1955. ch00372002)




Si j’ai du succès, c’est que je travaille dur, avec le souci du détail. Je pense constamment à mon travail. Je suis même incapable de lire un livre ou de tenir une conversation sans tenter de repérer un effet comique dans les moments les plus sérieux.

Dans “Charlie Chaplin tells Chronicle Correspondent He Never Wanted to be a Famous Funnyman” d’Elizabeth Peltret, Paterson Chronicle, 4 février 1917




Tous les artistes traversent des périodes de creux – des moments de mise en jachère, qui permettent de labourer le sol, de retourner nos expériences passées et de les arroser avec de nouvelles.

Dans “Mon tour du monde” : “Après la sortie des Lumières de la ville, “ Mes amis m’ayant convaincu que la soirée avait été un succès, je décide de partir pour New York dès le lendemain soir pour oublier l’épreuve de cette première à Los Angeles.
À mon arrivée, j’invite le célèbre caricaturiste et écrivain Ralph Barton à m’accompagner en Europe. Il m’avoue qu’il est déprimé et qu’il a tenté de se suicider il y a peu. Pauvre Ralph ! J’invoque alors son amour-propre et clame que je ne me laisserais jamais vaincre par la vie, avant d’ajouter :
– Rien n’est grave, sauf la douleur physique. Nos tragédies sont ce que nous en faisons.
Sur le plan artistique, Ralph est exsangue. Cela le ronge et c’est sans doute l’une des raisons qui le poussera finalement à mettre fin à ses jours.
Aussi, je tente de lui remonter le moral :
– Tous les artistes traversent des périodes de creux – des moments de mise en jachère, qui permettent de labourer le sol, de retourner nos expériences passées et de les arroser avec de nouvelles. En découle une moisson féconde, dis-je en riant. Ce dont tu as besoin, c’est d’aventure. Viens avec moi en Europe.
Il accepte mon invitation et nous embarquons à bord du Mauretania, en partance pour l’Angleterre.”




J’espère que le divertissement que j’offre aux spectateurs aura quelque effet durable. Je souhaite qu’ils perçoivent la beauté que je recherche. Cette beauté que je veux exprimer n’embrasse pas seulement des caractéristiques et des situations matérielles, mais les émotions authentiques et fondamentales de l’humanité. La beauté. L’objet de ma quête, c’est la beauté.

De “A window in the New World”, Toronto Star Weekly, May 14, 1921




La mécanisation devrait être une bénédiction pour l’homme et non une malédiction.

Charles Chaplin, Proposition pour la résolution des réparations de guerre, 1932 : « Nous sommes capables de produire en abondance de la nourriture et des biens matériels, et de fabriquer en quantité tous les objets de la vie courante et les produits de luxe. La mécanisation devrait être une bénédiction pour l’homme et non une malédiction. Il nous faut donc des semaines de travail plus courtes et de l’argent moins cher. Le pouvoir d’achat dépend des salaires. Augmentons alors ces derniers pour que chacun puisse profiter des avantages et de la grandeur de la science, lesquels n’ont pas été créés uniquement pour le profit, mais aussi pour servir à l’humanité. »